Article: Le gouvernement du "Val de Gr?ce"
Risques internationaux, 06 d?cembre 2005
Les efforts de transparence du gouvernement alg?rien et des m?dias officiels pour tenter de communiquer sur l'?tat de sant? du pr?sident Bouteflika, actuellement ? l'h?pital militaire du Val de Gr?ce, depuis 10 jours, n'ont pas convaincu la plupart des Alg?riens. Ils estiment, au contraire, qu'il fallait que la maladie du chef de l'Etat soit vraiment grave pour qu'il parte se faire soigner ? Paris en pleine crise des banlieues et au c?ur du d?saccord franco-alg?rien sur la loi de f?vrier 2005 (consacrant les aspects "positifs" de la colonisation fran?aise) alors qu'il a ses habitudes dans des cliniques suisses.
Selon la premi?re version officielle, le pr?sident alg?rien Abdelaziz Bouteflika ne devait subir qu'une simple s?rie d'examen m?dicaux, pour des probl?mes gastriques? Puis, le 3 d?cembre au soir, le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia d?clarait, aux trois cha?nes de la radio nationale, que le pr?sident de la R?publique ?tait retenu ? l?h?pital du Val de Gr?ce pour une convalescence, "apr?s un probl?me m?dical li? ? des troubles gastriques". Enfin, hier, lundi, l'agence Alg?rie Presse Service (qui d?pend du gouvernement) affirmait que le pr?sident Bouteflika avait ?t? op?r? avec succ?s ? Paris d'un ulc?re ? l'estomac, ajoutant: "La sant? du chef de l'Etat alg?rien ne donne aucune inqui?tude".
En Alg?rie, les rumeurs se d?cha?nent. Certaines ?voquent une tumeur canc?reuse (info diffus?e par la cha?ne Al Jazeera). D'autres parlent la n?cessit? d'un traitement du type de celui dont aurait b?n?fici? Arafat. Auquel cas, ce n'est pas pour ses capacit?s m?dicales que le Val de Gr?ce aurait ?t? choisi mais plut?t pour ses capacit?s de garder un secret d'Etat?
Le ministre de l'Int?rieur, Yazid Zerhouni (un proche du pr?sident), est lui aussi hospitalis? dans le m?me h?pital parisien. Il y est soign? depuis des mois pour des probl?mes r?naux. De Paris, il a confirm? hier, au t?l?phone, ? la Cha?ne III de la Radio-T?l? alg?rienne avoir subi ? une greffe de rein ? qui s'?tait bien d?roul?e. Selon d'autres informations, il p?tirait en fait d'un ph?nom?ne de rejet de cette greffe.
Du coup, certains parlent ? Alger du gouvernement du "Val de Gr?ce", comme d'autres parlent de "l'Elys?e" pour d?signer la pr?sidence de la R?publique fran?aise. Ce qui est s?r, c'est que Bouteflika aura plus de mal, d?sormais, ? faire passer l'id?e de se pr?senter pour un troisi?me mandat. Ce qui devrait convenir ? Larbi Belkheir qui s'?tait oppos? ? Bouteflika sur ce point pr?cis et qui vient juste d'aller occuper son poste d'ambassadeur ? Rabat. Co?ncidence ou pas, remarquent les Alg?riens (non sans ironie), "il se passe toujours quelque chose de contraire au pr?sident en place lorsque Belkheir s'?loigne de la pr?sidence : ce fut le cas pour Chadli, puis pour Boudiaf et ensuite pour Z?roual ! Ne serait-ce pas maintenant le tour de Bouteflika ?"
Les efforts de transparence du gouvernement alg?rien et des m?dias officiels pour tenter de communiquer sur l'?tat de sant? du pr?sident Bouteflika, actuellement ? l'h?pital militaire du Val de Gr?ce, depuis 10 jours, n'ont pas convaincu la plupart des Alg?riens. Ils estiment, au contraire, qu'il fallait que la maladie du chef de l'Etat soit vraiment grave pour qu'il parte se faire soigner ? Paris en pleine crise des banlieues et au c?ur du d?saccord franco-alg?rien sur la loi de f?vrier 2005 (consacrant les aspects "positifs" de la colonisation fran?aise) alors qu'il a ses habitudes dans des cliniques suisses.
Selon la premi?re version officielle, le pr?sident alg?rien Abdelaziz Bouteflika ne devait subir qu'une simple s?rie d'examen m?dicaux, pour des probl?mes gastriques? Puis, le 3 d?cembre au soir, le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia d?clarait, aux trois cha?nes de la radio nationale, que le pr?sident de la R?publique ?tait retenu ? l?h?pital du Val de Gr?ce pour une convalescence, "apr?s un probl?me m?dical li? ? des troubles gastriques". Enfin, hier, lundi, l'agence Alg?rie Presse Service (qui d?pend du gouvernement) affirmait que le pr?sident Bouteflika avait ?t? op?r? avec succ?s ? Paris d'un ulc?re ? l'estomac, ajoutant: "La sant? du chef de l'Etat alg?rien ne donne aucune inqui?tude".
En Alg?rie, les rumeurs se d?cha?nent. Certaines ?voquent une tumeur canc?reuse (info diffus?e par la cha?ne Al Jazeera). D'autres parlent la n?cessit? d'un traitement du type de celui dont aurait b?n?fici? Arafat. Auquel cas, ce n'est pas pour ses capacit?s m?dicales que le Val de Gr?ce aurait ?t? choisi mais plut?t pour ses capacit?s de garder un secret d'Etat?
Le ministre de l'Int?rieur, Yazid Zerhouni (un proche du pr?sident), est lui aussi hospitalis? dans le m?me h?pital parisien. Il y est soign? depuis des mois pour des probl?mes r?naux. De Paris, il a confirm? hier, au t?l?phone, ? la Cha?ne III de la Radio-T?l? alg?rienne avoir subi ? une greffe de rein ? qui s'?tait bien d?roul?e. Selon d'autres informations, il p?tirait en fait d'un ph?nom?ne de rejet de cette greffe.
Du coup, certains parlent ? Alger du gouvernement du "Val de Gr?ce", comme d'autres parlent de "l'Elys?e" pour d?signer la pr?sidence de la R?publique fran?aise. Ce qui est s?r, c'est que Bouteflika aura plus de mal, d?sormais, ? faire passer l'id?e de se pr?senter pour un troisi?me mandat. Ce qui devrait convenir ? Larbi Belkheir qui s'?tait oppos? ? Bouteflika sur ce point pr?cis et qui vient juste d'aller occuper son poste d'ambassadeur ? Rabat. Co?ncidence ou pas, remarquent les Alg?riens (non sans ironie), "il se passe toujours quelque chose de contraire au pr?sident en place lorsque Belkheir s'?loigne de la pr?sidence : ce fut le cas pour Chadli, puis pour Boudiaf et ensuite pour Z?roual ! Ne serait-ce pas maintenant le tour de Bouteflika ?"


